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Depuis six ans, cette toulousaine multiplie les périples en montagne et se distingue sur les grands parcours des cyclosportives.

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Sylvie GOURS dans les Dolomites - Photo Claude ROIG Grenoble

Passionnée depuis toujours par la montagne, l’escalade et le ski de randonnée en encadrant des séjours et des week-ends, Sylvie Gours n’a découvert le vélo qu’en août 1998. Elle s’attaque d’entrée aux 900 km de la traversée des Pyrénées puis en 1999 à celle des Alpes, soit 1 200 km en 11 jours. Le virus a pris : « Le vélo, c’est formidable. Il permet des rencontres enrichissantes. Mais en même temps c’est une école de patience. » L’année suivante sous les couleurs de l’Association Sportive de l’Union Toulousaine, elle entre dans le monde des cyclosportives. En participant à l’Ariégeoise elle termine troisième de sa catégorie, mais ne va pas chercher son prix car elle ne savait pas qu’elle s’était aussi bien classée.

Aux commandes désormais d’un vélo Look KG 361 en carbone, elle participe au grand parcours de la Lapébie avec aussi la troisième marche du podium, puis la célèbre randonnée des cols pyrénéens, sans oublier un séjour 53x12. « En 2001 j’ai osé prendre l’avion avec mon vélo pour un voyage itinérant de 1 200 km autour de la Corse. Puis elle se lance dans l’Albigeoise, l’Ariégoise, l’Étape Sanfloraine avec une mention spéciale à la restauration assise où l’on est servi, la Cycl’Aigoual avec une première place dans sa catégorie, puis la Granite-Mont Lozère où là encore elle apprécie le repas confectionné par le chef.

Grâce aux conseils avisés de son vélociste de Plaisance du Touch (Haute-Garonne), les progrès sont rapides. Cette saison elle a débuté par la Clarac Auscitaine. « Ce qui me guide sur les cyclosportives, c’est avant tout la sécurité et les prestations. » Et puis le 22 juin, c’est une nouvelle aventure montagnarde de Thonon à Trieste, suivi de Venise-Thonon, soit 2 600 km parcourus en trois semaines. À raison de 120 à 150 km par jour, Sylvie emporte environ 7 kg de bagages répartis dans une sacoche de guidon et sur un porte-bagage arrière léger. L’hébergement s’effectue sans réservation en gîte ou hôtels au gré de l’humeur ou de la forme. « Les cols sont tous beaux. Mais le Simplon (2005 m) était impressionnant par sa succession de tunnels à claire-voie. Le Stelvio (2758 m) c’était pour le mythe. Le San Bernardino (2 065 m) m’a réservé des surprises avec un très mauvais temps. À l’hospice, l’accueil a été très chaleureux. Une soupe à l’orge, de la viande des Grisons et du fromage m’ont redonné le moral. Au sommet du Splügen Pass (2113 m), il était interdit de prendre des photos pour des raisons stratégiques. L’ascension la plus dure a été celle du Maloja Pass (1815 m) entre Chiacovena et Saint-Moritz. »

Au cours de son périple Sylvie est tombée par hasard dans l’agitation du Marathon des Dolomites. Elle y aurait bien participé, mais les inscriptions étaient closes depuis longtemps. Après avoir gravi tous les cols du secteur elle reprend son parcours de montagnes russes en direction de la mer Adriatique avant de remonter lentement vers les rives du lac Léman. Au cours de périple, elle a avalé cinq fois l’Éverest en escaladant une centaine de cols dont plus de vingt supérieurs à 2000 m. Sur sa forme, Sylvie s’est ensuite encore illustrée dans les cyclosportives de la fin de la saison. Et comme en escalade, à l’arrivée de l’étape son rituel, est de savourer une bonne mousse de bière en rêvant à de nouvelles aventures.

Auteur : Louis Jacquemet

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