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 ---> Ven 15 sept 2006 : Le Roc à la croisée des pratiques et des passions

Communiqué N° 3 vendredi 15 septembre 2006

ROC d’AZUR du 4 au 9 octobre 2006

Le ROC : à la croisée des pratiques et des passions

Les mots se font parfois insuffisants pour raconter le Roc d’Azur, son histoire, son rayonnement. Les chiffres, eux, y parviennent nettement mieux. Tout au moins deux d’entre eux : 7 coureurs au départ de la première édition, en 1984, 15 000 aujourd’hui. Eloquent. Mais la réalité de cette manifestation, la plus vaste du monde dans son domaine, ne saurait se résumer à une liste de dossards. Le plus grand mérite du Roc d’Azur, en vingt-deux ans d’existence, n’est peut-être pas tant d’avoir attiré les foules que d’avoir su rassembler, en même lieu, à une même date, des publics aux pratiques et aux cultures souvent très différentes.

A Fréjus, l’édition 2006 verra converger vers la base nature des amateurs de VTT, de BMX, de VTT Trial et de Dirt. Un curieux mélange des genres, joyeux mais disparate. Les premiers, les plus nombreux, ne craignent ni la boue ni l’épuisement. Leur effort, pour les plus audacieux, engagés dans la course titre du Roc, sur 58 km, dépassera largement les deux heures. Ils cultivent leur endurance, à la façon des marathoniens. Une population déjà presque « classique », souvent adulte. Et en augmentation constante. Au dernier pointage, les licenciés du VTT constituaient 18% des effectifs de la Fédération française de cyclisme, soit près de 19 000 coureurs. En 1992, ils étaient moins de 10 000.

Les autres se réclament souvent d’une autre chapelle, moins rectiligne. Celle du BMX, une nouvelle discipline olympique (la « race » est inscrite au programme des Jeux de Pékin en 2008), s’exprime plus volontiers en anglais et aime aller chercher ses références dans la course automobile ou la culture du moto-cross. La Californie est son eldorado et le circuit professionnel nord-américain son mat de cocagne. La jeunesse y est une marque de fabrique. Le Trial se réclame du VTT, mais requiert plus d’adresse que d’endurance. Le « Dirt », enfin, se range dans la famille du BMX. Mais le temps n’y a pas d’importance, on y juge les figures, réalisées sur les bosses. Du freestyle, au premier sens du terme.

Au premier regard, rien ne semble rapprocher ces pratiques et ces populations. Sauf, bien sûr, un vélo à deux roues. Et, pour les plus compétiteurs, l’envie d’en découdre pour une place au classement. Mais le Roc d’Azur a su les rassembler. Pour se croiser, le temps d’un week-end. Et venir chercher, à un jet de pierre des vagues de la Méditerranée, la reconnaissance du public et de leurs pairs.

A Fréjus, le programme du Roc d’Azur 2006 propose en effet la seconde et dernière manche de la Coupe du Monde UCI de BMX, samedi 7 octobre. Toute l’élite mondiale de la discipline y sera, à moins d’une année des Jeux olympiques. Le lendemain, la course élite du Roc présentera au public (120 000 spectateurs !) la fine fleur du VTT : Jullien Absalon , champion olympique et mondial en titre, le Suisse Christophe Sauser , son dauphin des derniers championnats du monde, Nino Schurter , le champion du monde espoirs. Plus une « curiosité », l’Italien Gilberto Simoni , vainqueur du Giro en 2001 et 2003, délaissant la route pour s’essayer au tout terrain. Et une figure de la discipline, Miguel Martinez , champion olympique en 2006, qui annoncera sa retraite à l’occasion de sa dernière participation au Roc.

ITW Julien Absalon : « Au Roc, je viens d’abord faire la fête »
Le numéro 1 mondial du VTT n’a pas manqué une seule édition du Roc d’Azur. Il sera au départ de la prochaine, les 7 et 8 octobre prochain. Pour boucler en beauté une saison en tout point parfaite. Interview.

Il se raconte que vous auriez le projet de disputer non pas une, mais deux courses au Roc d’Azur 2006...
- Julien Absalon : C’est vrai. J’avais depuis longtemps l’idée de m’aligner au départ du Roc tandem, avec ma femme, le samedi matin. Mais j’ai décidé, après mon titre mondial, de disputer également la course élite, le dimanche, sur 58 km. Je veux participer pleinement à la fête que constitue le Roc d’Azur. Cette compétition est devenu un évènement incontournable pour le VTT. Par son succès populaire, la présence du public et des fans, l’impact médiatique, les soirées avec les partenaires, le salon des équipementiers... Je l’aborde plus comme une fête, une façon de terminer la saison en beauté, qu’avec un véritable esprit de compétition.

Quels souvenirs évoque pour vous cette épreuve ?
- J’en ai plein, car j’y viens tous les ans depuis que j’ai débuté dans le VTT. Depuis 1995, je n’ai pas manqué une seule fois le Roc d’Azur. Les premières années, j’étais cadet. J’ai ensuite remporté deux fois la course chez les juniors, puis encore chez les espoirs. Mais je n’ai jamais gagné la course élite.

Peut-on comparer le Roc d’Azur à une épreuve de la Coupe du Monde ?
- C’est difficile. Je le répète, à mes yeux le Roc d’Azur est avant tout une fête du VTT. J’aime y rencontrer le public. Mes fans font le déplacement. Et c’est l’une des rares occasions de disputer une course sur le sol français. La tension est donc moins grande que sur une étape de la Coupe du Monde. Le parcours, également, se révèle différent. En Coupe du Monde, le circuit est moins long, car la priorité est donnée au spectacle. On enchaîne plusieurs tours. Au Roc d’Azur, la boucle est très longue, elle favorise les paysages et les points de vue. L’accent n’est pas mis sur les spectateurs qui trouve tout le spectacle sur la base, mais plutôt sur les pratiquants.

Comment expliquez-vous le succès populaire de l’épreuve ? Plus de 14 000 participants, 120 000 spectateurs...
- Cette épreuve est, je crois, l’illustration la plus spectaculaire du succès populaire du VTT. La discipline attire de plus en plus de pratiquants. Et tous veulent venir au Roc d’Azur car sa réputation n’est plus à faire. Le bouche à oreille fonctionne à fond, même chez les étrangers. Elle est l’une des plus anciennes. Les gens savent, aujourd’hui, qu’ils vont y trouver ce qu’ils attendent, une belle épreuve, du public, une organisation très pointue, un salon, de l’ambiance...

Vous-même, que ressentez-vous au départ de la course ?
- Quand je me retourne, le dimanche, sur la ligne de départ du Roc, j’ai encore parfois du mal à en croire mes yeux. Autant de coureurs derrière soi, c’est toujours très impressionnant.

Les pricipaux engagés au ROC d’AZUR (58km) au 15 septembre :
- Julien Absalon (FR) - Champion Olympique et Champion du monde en titre
- Christophe Sauser (SUI) - vice champion du monde 2006
- Miguel Martinez (FR) - annoncera sa retraite lors de sa participation au Roc
- Gilberto Simoni (ITA) - vainqueur du Giro en 2001 et 2003
- Thomas Frischknecht (FR)
- Thierry Magnaldi (FR) - 2 fois vainqueur du Dakar en voiture
- Le team Cannondale avec Kaschi Leuchs, jacob Fulgsgang et Peter Riis Andersen

ROC 2006 en chiffres :
10150 inscrits , soit 750 inscrits en plus par rapport à la même date l’année dernière, toutes courses confondus.
4 courses « full » : Enduro (nouveauté 2006), Marathon, Rando Noire et Roc 58 Km
95 départements représentés

14 132 participants (chiffre édition 2005) -
120 000 spectateurs (chiffre édition 2005) -
29 nationalités représentées (chiffre édition 2005)

Les 12 départements les plus représentés :
- Alpes Maritimes / Bouches du Rhône / Doubs
/Hérault / Isère / Meurthe et Moselle
/Moselle / Nord / Rhin Haut
/Rhône / Savoie haute / Seine et Marne

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