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 ---> Tragédie à la 7ème édition de la Time Megève Mont Blanc


Nota : cet article/enquête est évolutif/évolutive et comporte au bas un suivi de dossier ... donc, à chaque nouvelle visite,"rafraîchir" cette page avec votre navigateur pour voir les ajouts de photos ou les modifications du texte !
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Accident mortel d’un participant au cours de l’épreuve cyclosportive la Time Megève Mont Blanc du Dimanche 6 Juin 2010
-  Voir -> la fiche de cette épreuve dans notre calendrier
Veuillez tout d’abord noter nos 2 remarques particulières par rapport à cet article :

La rédaction de Velovelo présente ses condoléances à sa famille et à ses proches. Les photos et nos légendes qui suivent n’ont un seul but : montrer ce qui s’est passé et ajouter notre expertise à tout ce qui sera fait pour faire en sorte qu’à l’avenir pareil drame ne se reproduise pas dans notre sport.


Vous souhaitez faire un don à sa famille, le magasin où il travaillait organise une collecte, adresse : The Bike 4 avenue de Lavaux 1009 Pully . Suisse ..................... Tél : (+) 41 (0) 21 711 12 80 - Mail : the_bike@bluewin.ch

Les obsèques ont eu lieu à l’église de Pully en Suisse le vendredi 11 juin 2010

Veuillez noter ce site -> http://www.chervazclassic.ch


enquête/photos © Claude Roig Grenoble - Droits d’auteur-Copyright : Lire "ici" !

Date de l’accident : Dimanche 6 Juin 2010 - Lieu de l’accident : Département de la Savoie, route nationale 212, 22ème virage à droite, d’une série de 26, le plus fermé de la série (environ 150 degrés) au lieu-dit, le Rocher Jaune, sur la commune de Saint-Nicolas la Chapelle, ravin du Nant de Flon, rivière le Flon, juste avant d’arriver au pont de Flon, 4 virage plus bas où se situe un bar restaurant dénommé "Au Pont de Flon".

Concernant les circonstances et causes de l’accident - Nota : cette partie de texte a évolué suivant l’évolution des témoignages que nous avons reçu. La dernière modification a été faite le lundi 14 juin 2010 à 22h10.
-  Un cycliste témoin direct de l’accident a vu le malheureux se déséquilibrer au centre de la route dans le virage où il a fait sa sortie de route, essayer en vain de se rattraper en déchaussant sa pédale droite puis sa pédale gauche mais rien n’y a fait. Au moment où il est parti heurter le muret en béton il était presque à l’arrêt mais il a basculé par dessus.

Photo A : Voici les positions des 2 cyclistes témoins directs et de l’accidenté au début de la perte de contrôle, ces positions ont été dessinées par un des 2 témoins ...

Autre précision donnée par le cycliste témoin : la route étant ouverte, il montait à ce moment là des voitures ont eu le temps de s’immobiliser 10 mètres environ avant l’endroit où il a chuté, donc certainement qu’en plus d’essayer de se rattraper, il devait également éviter de percuter les véhicules (à bien noter que les occupants se sont précipités avec les cyclistes témoins pour tenter de porter secours mais en vain car à partir d’en haut rien ne pouvait fait. Un autre témoin suisse et ami de l’accidenté ne parle pas de l’origine des choses mais dit qu’il a fait un "tout droit" et que sa trajectoire s’est terminée à faible vitesse parallèlement au muret, puis il a basculé par dessus le muret. Au dire du premier témoin, la vitesse excessive n’est pas en cause dans cet accident, nous n’avons pris aucun risque dit-il ! Il s’avère que la vitesse relevée sur le compteur GPS de notre témoin est de 53 km/h. Toujours sur ses dires, il semblerait que la rainure au milieu de la chaussée soit la cause du déséquilibre du coureur. (à bien noter que notre cycliste témoin qui s’est signalé auprès de l’organisation, s’est de suite arrêté avec un autre cycliste pour lui porter secours, mais ils ne l’ont plus vu dans le profond ravin, ensuite des personnes de l’organisation sont arrivées très vite sur les lieux) .

Photo B : Voici les positions des 2 cyclistes témoins directs et de l’accidenté à la fin de sa trajectoire sur la chaussée, ces positions ont été dessinées par un des 2 témoins ...

Le muret est inadapté pour le lieu, le danger mortel n’est pas visible de la route ...

Il faut s’y arrêter pour s’apercevoir et prendre conscience de la dangerosité ...

... très élevée du lieu en cas de sortie de route ...

La trajectoire de la chute (80 mètres) vue de ce côté se situe derrière le sapin.

Côté ravin c’est "à pic", même au bord, rien pour s’accrocher ou pour amortir ...

Tout les secours disponibles ont été mis en oeuvre pour sauver ce concurrent de la boucle de 145 km de nationalité suisse, Boris Chervaz, 40 ans, chef d’atelier vélo au magasin The Bike à Pully près de Lausanne, l’accident a eu lieu à 11 heures (dimanche 6 Juin 2010). Les médecins sont arrivés près de lui environ 8 minutes plus tard selon nos sources.

Malheureusement celui-ci n’a pas survécu à sa terrible chute. Nous renouvelons nos condoléances à sa famille et à ses proches en ajoutant notre soutien dans cette triste tragédie. Cette photo sera retirée de cet article dès que les travaux pour la mise en place d’un dispositif de sécurité anti-chute sur le lieu de l’accident commenceront.

Depuis la création de cette cyclosportive (21 ans), c’est le 1er accident mortel.

Au vu rapide de l’état de son vélo resté sur la chaussée, celui-ci ne nous a pas semblé être en cause pour problème mécanique sous réserve d’une expertise approfondie bien évidemment. Seule la guidoline gauche a été légèrement endommagée.

Toujours concernant le vélo, nous avons eu confirmation qu’il n’y a pas eu de crevaison, ni rupture des freins, ni d’autres problèmes mécaniques.

Mais nous devons ajouter que ce type de roues en carbone (parmi les plus chères du marché) utilisées par l’accidenté ne sont pas adaptées pour ce type de parcours de montagne sur des routes comportant de telles rainures et défectuosités ainsi que bien évidemment de longues descentes avec de nombreux virages qui supposent d’opter pour un meilleur système de freinage comportant des matériaux de frictions différents et des jantes de matériaux et d’inertie différents adaptés pour absorber l’énergie des défauts ou de la cinétique des trajectoires des types de chaussées existantes dans cette région. Le choix des pneumatiques et de leurs niveaux de gonflage doivent être eux aussi judicieux et en rapport avec les défauts de ces routes montagnardes. Dans les épreuves cyclosportives, le paramètre sécurité doit être prédominant dans le choix du matériel, ne considérer que le rendement et la performance est une erreur grave de conséquences. Etre passionné ou se faire plaisir est une chose, ne pas tenir compte des risques encourus par soi-même ou par d’autres en est une autre !

Photo© prise par monsieur Edmond Burnet Fauchez de Saint-Nicolas la Chapelle au pont de Flon juste avant que les autorités décident d’arrêter l’épreuve ...


A noter que ce dernier virage à droite est placé au final d’une descente qui en comporte plusieurs et où un vélo ou une moto peut "passer" à une vitesse importante sans que le danger mortel ne soit visible en cas de problème. A noter qu’au même endroit dans la dernière étape du Tour de L’Avenir 2006, un coureur ukrainien Dmytro Ratushnyy à fait le même tout droit mais à eu la chance de ne pas décéder de ses blessures, il s’en était sorti avec une fracture du bassin et du coude et n’a dû son salut qu’à un arbre qui l’a arrêté (arbre disparu depuis...) (doit-on attendre plusieurs décès pour remédier au risque mortel comme on l’a fait dans la descente de Laffrey à Vizille près de Grenoble !)

A bien noter que ce virage ne comporte aucune rambarde, ni glissière de sécurité, ni muret d’une hauteur suffisante, alors que ce lieu devrait en posséder, car il y a un espace pour garer plusieurs voitures ou motos dans le haut de ce virage.

Etant donné le lieu au final d’une série de virages et la vitesse élevée que peut atteindre ici une moto "qui passe normalement", celui-ci devrait normalement comporter un muret plus élevé (celui existant est vraiment petit pour le niveau de dangerosité du lieu !) ou être muni d’une glissière de sécurité adaptée pour limiter les conséquences d’une chute moto comme on en trouve habituellement dans ce type d’endroit.

Autre détail à noter : lorsqu’une moto chute dans un virage, elle se couche et son pilote en règle générale glisse au ras du sol. Dans le cas d’un cycliste qui a un problème, la cinématique est différente car dans la majorité des cas, le cycliste essait de rester en équilibre sur son vélo et son centre de gravité est élevé lorsqu’il "sort de la route". Dans le cas de ce lieu le bien trop petit muret en place ne l’arrêtera jamais !


Afin qu’il soit impossible qu’un tel accident ne se reproduise au même endroit, Il serait souhaitable qu’il soit mis en place au plus tôt, dans l’intérêt de tout cycliste sportif, un filet de protection en cordage tel qu’on peut en trouver un dans le final de la descente du col du Glandon (côté Bourg d’Oisans) en un endroit identique (Notre photo ci-dessus) où s’est produit sur une étape du Tour (organisée par Vélomagazine) un accident identique.

D’autre part, il sera souhaitable également :
-  qu’il soit pensé, créé et mis en place un panneau de "danger pour cycliste" avant les lieux particulièrement dangereux pour les cyclistes.
-  que les endroits de ce type sur les routes de montagne (ou autres lieux !), où un danger mortel existe, soient répertoriés, puis qu’ensuite un panneau de danger et un filet de protection soient mis en place pour éliminer ce type de piège mortel en cas d’incident arrivant à un cycliste en compétition ou en simple sortie sportive.


Vous avez été témoin de cette sortie de route tragique, merci de nous en faire part par mail : redaction@velovelo.com (vos mails ne seront pas publiés mais vos témoignages serviront peut-être à mieux comprendre l’accident)

Bien noter que notre enquête n’a rien à voir avec celle de la gendarmerie. Les témoins directs sont bien évidemment priés de se faire connaître auprès de l’organisation.


Concernant la question des conséquences de tels événements qui impactent les épreuves cyclosportives (autorisations préfectorales, etc ... ) ainsi que l’amélioration de la sécurité sur ce type d’épreuve, nous suggérons qu’une réunion/commission fédérations-organisateurs soit programmée/mise en place rapidement afin de réfléchir sur les règles et/ou dispositifs nouveaux à mettre en oeuvre pour réduire au maximum certains risques du cyclosport. (deux exemples de réflexions importantes : comment en cyclosport limiter la vitesse des participants dans les descentes et lieux dangeureux, comment faire en sorte que les participants aux cyclosportives restent toujours sur la partie droite de la chaussée.)

Merci de nous en faire part par mail de vos suggestions : redaction@velovelo.com (vos mails seront publiés prochainement dans un article dédié : indiquer vos noms prénoms et villes de résidence)


Suivi de dossier pour la mise en place à cet endroit d’un dispositif de sécurité
A noter que l’endroit de la route où s’est passé ce grave accident dépend de la Direction des Routes de Savoie, mail général : drd@cg73.fr, le directeur en est Mr Roland Mistral, ses adjoints sont Mr Arnaud Jean-Pierre et Mme Fanichet Valerie, le sous-service concerné Service Entretien et Sécurité dont le responsable est Mr Buisson Daniel.
A bien noter que nous avons envoyé un mail avec le lien de cet enquête/article le mercredi 9 Juin 2010 à 12h35 (au mail général ainsi qu’aux mails nominatifs de Mrs Roland Mistral et Buisson Daniel) pour qu’ils décident au plus tôt de ce qui doit être fait à cet endroit (et aux autres lieux similaires par la suite) pour remédier au danger mortel existant. ... Texte de notre mail ci-après :

Bonjour Messieurs,

Suite au décès d’un participant cycliste de nationalité suisse le dimanche 6 Juin sur l’épreuve cyclosportive La Time Megève Mont Blanc 2010 Veuillez prendre connaissance de notre enquête/article suivant ...

http://www.velovelo.com/article.php3 ?id_article=7356

En conséquences nous vous demandons d’étudier, décider et mettre en oeuvre au plus tôt les travaux de sécurisation qui doivent être fait à cet endroit (et par la suite aux autres lieux similaires lorsque vous les aurez répertoriés ) pour remédier au danger mortel existant pour les usagers de cette route.

En vous remerciant de nous informer de vos décisions et des dates auxquelles ces travaux seront entrepris et terminés.

La rédaction du magazine


Suite à notre demande téléphonique et au mail ci-dessus, nous avons été contacté le jeudi 10 Juin 2010 à 9h15 par Mr Daniel Buisson, chef du Service Entretien et Sécurité des routes de Savoie pour nous signifier que le dossier était bien entre leurs mains, qu’une réunion à ce sujet aller être faite sous peu avec une visite du lieu et qu’ils nous tiendraient au courant de l’évolution des choses.
-  Bien que l’on ne puisse pas solutionner d’un coup de baguette magique tous les points noirs des routes de la région, nous avons demandé à Mr Buisson de mettre en place au plus tôt à cet endroit particulier un dispositif minimum de sécurité pour empêcher un cycliste ou un enfant-piéton de tomber dans ce ravin.
-  Étant donné le risque de chute, une interdiction de stationnement devrait être mise en place et matérialisée à cet endroit.
A noter que le vendredi 11 Juin vers 16h nous nous sommes à nouveau rendu sur place pour regarder en détail et photographier les défauts de la route, voici ces images et nos commentaires.

Nous sommes ici dans le département de la Savoie, sur la nationale 212, après le village de Flumet en direction de la ville d’Ugine, peu après l’embranchement à gauche vers le village de Saint Nicolas la Chapelle. La photo a été prise dans le sens de la course. A partir de ce panneau, cette section de route comporte une série de 26 virages, l’accident s’est passé au 22ème virage (à droite), le dernier virage est celui où se trouve le bar restaurant dénommé "Au Pont de Flon".

A noter donc la présence d’un panneau de danger triangulaire virage à droite et d’un panneau d’information/publicité de la région, daté de 2000/2006, mentionnant un texte sur la sécurité envisagée en Savoie avec sa traduction en anglais (non visible actuellement).
-  Notons le défaut de signalisation car le panneau de danger n’est pas celui qui devrait être en place, le bon panneau devrait être le panneau : Succession de virages avec le 1er à droite !
-  D’autre part sur cette portion de route devrait être limitée en vitesse 70 km/h et 50 km/h sur les derniers ! idem dans l’autre sens, 50 km/h puis 70 km/h.

Voici l’endroit que désigne un des 2 cyclistes témoins directs où l’accidenté a perdu le contrôle de son vélo, endroit dessiné par ce témoin sur une de nos photos, ce qui met en cause clairement la rainure 4 et qui par ailleurs prouve que l’accidenté était bien dans la partie droite de la chaussée et respectait à cet endroit le code de la route.

Voici le début du virage 22 où s’est produit l’accident, les concurrents venaient du fond de cette photo où est situé le virage 21. Sur la partie droite de la chaussée (en descente dans le sens de la course) nous avons numéroté les défauts de ce virage qui à notre avis, de part leurs dimensions et de la vitesse de passage probable ont pu être à l’origine de la sortie de route. Trois "nids de poules" 1, 2 et 3 d’une profondeur d’environ 20 à 30 mm et la rainure 4 d’une profondeur régulière d’environ 15 à 20 mm sur une largeur de 20 à 25 mm longue de plusieurs dizaines de mètres.

Les mêmes défauts photographiés dans le sens de la descente et de la course. A notre avis et du fait du type de jantes, du type de pneumatiques et du niveaux de gonflage des pneumatiques qui se trouvaient sur le vélo de l’accidenté, le passage dans un des trous 1, 2 ou 3 a pu provoquer une perte de contrôle du vélo. La rainure 4 est assez importante tant en profil qu’en longueur (plusieurs dizaines de mètres) pour avoir provoqué le déséquilibre du vélo de la même façon que peuvent le faire des rails de tramway dans une courbe en agglomération, ce risque est amplifié par l’étroitesse des pneumatiques et des jantes utilisés. A remarquer que la rainure R n’est pas assez importante pour être en cause.

Les mêmes défauts 2, 3 et 4 photographiés dans le sens de la descente et de la course mais sous un angle différent.

Début de la rainure 4 photographiée dans le sens de la descente et de la course ...

détail du début de la rainure 4 photographiée dans le sens de la descente et de la course ...

Le défaut 3 et la rainure 4 photographiée dans le sens inverse de la descente et de la course ...

Rainure importante au centre de la chaussée du virage 21 (virage avant celui où s’est passé l’accident). Longueur approximative 3 à 4 mètres.

Photo en gros plan de la rainure au centre de la chaussée du virage 21. Dimensions approximatives minimum du profil de cette rainure en son milieu : 50 mm de profondeur par 80 mm de largeur. Ce défaut important peut provoquer une chute ou une perte de contrôle d’un vélo dans ce virage même ou par conséquence influer sur la trajectoire d’un cycliste dans le virage suivant.

Nos explications sur les causes directes ou indirectes de cet accident mortel :

Les renseignements que nous avons recueillis auprès des témoins directs, notre présence pendant de l’épreuve puis sur les lieux même de l’accident peu après qu’il soit arrivé, l’analyse des photos que nous avons prises, l’observation du vélo de l’accidenté, notre déplacement les jours suivants sur le lieu pour observer le tronçon de route et ses défauts nous ont fait conclure que les causes ou indirectes de cet accident sont à notre avis :
-  La vitesse et les trajectoires choisies par l’accidenté non adaptées à l’endroit de l’accident bien que celui-ci était sur la partie de droite de la chaussée.
-  L’état général de la route et en particulier la rainure n°4 indiqué sur nos photos qui a provoqué la perte de contrôle du vélo et le déséquilibre du cycliste.
-  L’absence de sécurisation à cet endroit de tous les usagers de cette route par une trop faible dimension du muret en bord de chaussée à cet endroit, au regard des points suivant ; important et dangereux ravin présent, déclivité de ce tronçon de route, virages précédents, importance de ce virage fermant à 150°, absence de visibilité, absence de panneaux de signalisation adaptés en amont, absence de limitation de vitesse et niveau du trafic routier.
-  L’absence de signalisation ou de présence humaine de l’organisation de l’épreuve pour signaler la dangerosité de ce passage et par conséquence la déficience des différentes commissions de sécurité soit administratives ou de l’organisation de l’épreuve.
-  L’utilisation par l’accidenté au cours de cette épreuve cycliste d’un vélo constitué d’éléments non adaptés aux profils et à l’état dégradé de la chaussée des parcours de cette épreuve, notamment le type de roues trop rigides et le type des matériaux de friction du système de freinage qui ont dû jouer des rôles très négatifs au passage en courbe dans la rainure, puis dans le déséquilibre qui en a résulté et ensuite lors de l’ultime freinage extrême nécessaire.

Un mail avec nos conclusions, nos suggestions et nos demandes ainsi que le lien sur notre enquête/article terminée sera ensuite envoyé aux différents responsables de la DRD (dossier déjà en cours ...), du Conseil Général, de la Préfecture et des Fédérations. Nous effectuerons, le temps qu’il faudra, un suivi du dossier de chacun des responsables et nous vous en tiendrons informé.


Suivi du dossier du Vendredi 2 Juillet 2010 :

Nous avons ce jour à 14h15 téléphoné à la Direction des Routes de Savoie pour voir où en était le dossier. Mr Buisson Daniel responsable du Service Entretien et Sécurité nous a dit que l’analyse faite par son service est terminée mais que celle-ci n’a pas été encore validée par sa hiérarchie.

-  L’analyse en question se résume à dire que l’accident s’est passé durant une épreuve sportive, qu’il relève donc de la responsabilité de l’organisateur, que pour un usage normal de la chaussée à cet endroit aucun équipement ou protection supplémentaire n’est nécessaire, seul le panneau en amont indiquant un seul virage à droite sera changé pour indiquer une série de virages. D’autre part et du fait de la longueur de son réseau routier, de sa situation en région montagneuse, de la cohérence selon lui des travaux généraux, l’on ne peut apporter des modifications de sécurité supplémentaires à tous les endroits potentiellement dangereux et qu’il incombe aux usagers de la route de s’adapter au danger. En conclusion de son analyse, à part le changement du panneau en amont, rien ne sera fait ! Rien ne nous a été dit sur le comblement des rainures que comporte la chaussée à cet endroit.

-  Nous lui avons précisé à nouveau que les dimensions du muret sont très insuffisantes en regard de la profondeur du ravin et de la dangerosité particulière du lieu, que ce muret à cet endroit ne protège en rien d’une sortie de route catastrophique d’une voiture, d’un bus, d’une moto ou d’un vélo, qu’ailleurs sur les routes environnantes et pour la protection des cyclistes, il existe des rambardes en fer de couleur verte certes anciennes mais qui auraient bien servi ici.


A lire -> La réglementation FFC des épreuves cyclosportives
A la date du Mercredi 11 Juin 2011 - 20h40 cet article a reçu 11460 visites ...

Dernier ajout ou modification de l’article fait le Lundi 5 Juillet 2010 à 23h27


Voir -> Les photos de la Time Megève Mont Blanc 2010









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